Je soigne mon manque de confiance en moi


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Mi-Avril, j’ai finalement eu la nouvelle de ma postulation à un autre poste ; Je ne l’ai pas eu, pour une raison toute simple : Je n’ai pas su me vendre.

Dans mon optique de mon Happiness Project, sans doute un peu grâce à la méditation, j’ai certes été un peu triste par la nouvelle, mais elle ne m’a pas non plus abattu. Je l’ai même pris avec le sourire. Après tout, il ne me manquait qu’une petite chose (qui reste toute de même très importante pour le job auquel je postulais. Dans l’événementielle, il faut savoir se vendre).

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Ça m’a tout de même fait réfléchir un petit peu. Je me suis imaginée un plan sur 5 ans récemment. D’ailleurs plus basé sur le personnel que le professionnel, notamment dans le fait que dans 5 ans, je m’imagine avoir démissionner pour être mère au foyer ( Pourquoi cette envie, j’avoue que je ne sais pas trop, mais je suis sûre de moi là, malgré la perte de salaire que ça entraine).
Mais en parallèle, je me suis mise à regarder 5 ans en arrière, et j’ai vu comment j’ai pu évolué durant ce temps là.

 

A la même époque, il y a 5 ans, j’étais encore à l’école de ciné, en train de préparer le film de fin d’années avec mes collègues d’équipe, à courir après des voitures de courses à Lohéac. J’étais l’éditrice en chef du film, le truc non pas si tranquille, mais caché entre quatre murs, devant mon ordinateur, qui ne me demandait pas de parler à des étrangers. Forcément, dans une équipe de 4, j’ai forcément aider pendant le tournage en lui-même, bien que je ne sais plus du tout ce que j’y faisais exactement.
Puis, j’ai eu mon stage, où encore une fois, j’étais tranquille derrière mon Mac, ne faisant que très rarement des tournages et laissant de toute façon mon maitre de stage gérer le tout.
Bref, vous l’aurez deviné, j’étais casanière, restant en arrière, réservée et ne commençant pas de projets de moi-même.

Puis, je me suis retrouvé au chômage. Pas de réponses aux CVs envoyés et pas de demande d’entretien spontanée de la part d’entreprise. Et j’avoue que je n’allais pas non plus tellement en dehors « de la zone de confort », je ne suis pas allée voir d’entreprises pour savoir s’ils cherchaient quelqu’un ni même laisser mon CV. Et j’étais également un peu bloqué chez moi, car n’ayant jamais bosser avant, je ne touchais absolument rien en chômage et mes maigres économies diminuaient déjà même en restant chez papa-maman. Donc là encore, niveau confiance en moi : Zero. 

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Mais un petit changement commence tout de même à se faire, car finalement rester sans presque faire ne m’allait pas et faute de vraiment me mettre à chercher, je me lance dans l’aventure d’Au Pair. Pas vraiment un job, mais ça me laissait le temps de réfléchir à ce que je voulais faire, car déjà à la fin de mon stage, je me disais que l’audiovisuel n’était finalement pas ce que je voulais faire.
Je ne sais pas ce que j’attendais du job d’Au Pair, mais en tout cas avant de partir, j’étais persuadée que je ne resterais que un an. Voire moins, car même si j’ai toujours aimé les enfants, je ne savais pas tellement comment je serais à les garder ni même si je les supporterais à plein temps.

Mais ce fut un peu la révélation. J’ai trouvé en Angleterre ce que je n’avais pas en France : des gens qui savent vous donner confiance, un système scolaire et travail basé sur la récompense plutôt que la punition, et ça, ça change vraiment quelque chose, surtout pour ceux qui ont connu le système français. Je ne dis pas qu’ils font mieux (genre, la pause déjeuné de 30 minutes, bof bof. Je préfère les deux heures à la française). Mais au moins, les figures d’autorités, celles qu’on cherche pour conseils, ne disent qu’on est des moins que rien. Ca m’a aussi permi de voir que le système familiale était tout de même mieux en France, parce que l’enfant roi, ce n’est quand même pas bon. En fait, voir deux mondes à la fois si proche et si différent, ça m’a permis de me trouver. J’étais nettement plus sûre de moins, peut-être pas moins casanière, mais certainement plus aventurière.

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Je ne savais toujours pas exactement ce que je voulais faire de ma vie, mais j’avais tout même une meilleure idée de qui j’étais. Puis j’ai commencé à travailler en entreprise, une première pour moi. Et plus ou moins en même temps (à trois mois près), je rencontrais GeekChéri. Et je continue sur la bonne voie depuis. Quand j’ai commencé, je ne pensais pas bouger du chat, c’était mon petit nid et je ne me pensais pas capable de faire autre chose. Mais avec le temps, je sais finalement que si, je peux tout à fait faire autre chose et m’y plaire quand même. Il ne me manque plus grand chose pour y arriver.

C’est cette construction de ma confiance en moi qui fait que j’ai entamé un Happiness Project, que je ne me justifie plus de ne pas aimer l’alcool, que je sais que quand j’aurais un enfant (des jumeaux en plus, d’après GeekChéri, qui est le prochain sur la liste de sa famille a censé avoir des jumeaux. On les appelera Pincemi et Pincemoi), je quitterais mon travail pour être mère au foyer (et ce, peu importe que ce soit des jumeaux ou non).
Il ne manque pas grand chose je pense pour me trouver complètement et être enfin moi. Et je sais que je suis bien sur la bonne voie pour le moment.

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PS : J’utilise des photos « Stock » maintenant, photos libres de droits, et gratuites. Parce que voila. Je ferais un article un jour sur ce que j’utilise pour le blog. 

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Un commentaire contre un peu de soleil Irlandais ?

0 commentaires sur “Je soigne mon manque de confiance en moi

  • pomdepin

    Dommage pour le boulot, mais’tu le prends exactement comme il faut, je t’admire! j’ai une théorie pour la mère au foyer…c’est tellement dans les mœurs en Irlande et ici, au mois avant 4 ans, je crois qu’on l’intègre à notre système beaucoup plus naturellement qu’en France. Quant à la perte de salaire, honnêtement, j’ai arrêté parce que justement, la crèche courtisât plus que ce que je gagnais (et je n’étais pas au minimum)

    • LadySo Auteur du billet

      Merciii. Je préfère prendre la nouvelle avec philosophie, sinon, ça pourrait me donner moins envie de venir travailler, et vu que j’aime quand même mon travail, je trouverais ça triste.
      C’est vrai que c’est peut-être le fait de vivre en Irlande qui fait que je veux être mère au foyer. Et c’est vrai que une des raisons principales est le prix des crèches. En sachant que vu nos horaires, on aura aussi besoin d’une nounou, y compris le weekend, je crois bien que tout mon salaire y passerait, voire peut-être même plus. Et comme toi, je ne suis pas au minimum. On fera sûrement des économies, c’est certain. Autrement, on prend une Au Pair. Mais on reverra tout ça le moment venu 😉

  • evelyneholingue

    Sorry pour ton job. Mais tu as raison de faire le point sur ta vie. Tu es si jeune encore! Ne t’en fais pas trop. Les choses finissent toujours par se mettre en place. Surtout quand on a la chance d’avoir de l’amour dans sa vie.
    P.S. J’adore le nom des jumeaux!

    • LadySo Auteur du billet

      Merci. Comme tu le dis, j’ai le temps encore. Ce n’est pas très grave si je ne l’ai pas maintenant, je l’aurais peut-être la prochaine fois.
      Hihi, merci pour les noms. Pas dit qu’on les garde comme ça, mais ça m’est venue naturellement en écrivant l’article.