Je voulais vous parler de Noël….


Je voulais vous parler de Noël, j’ai même un article de près depuis avant même d’avoir récupéré internet. 

Je voulais passer un super weekend en amoureux, insouciante et heureuse.

Je voulais commencer tout plein de DIY pour Noël et l’appart.

Je voulais me faire du Nail Art super fun parce que ça fait un moment que je ne l’ai pas fais et que ça me manque.

Je voulais profiter de mes vacances. Parce que ça sert à ça, les vacances.

 

Sauf que cette fin d’année va avoir un sérieux arrière goût d’amertume et de peur.

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Je ne l’ai pas caché, on était à Killarney pour cette fin de semaine. Juste deux nuits sur place, parce qu’on n’est pas Crésus non plus. Jeudi et Vendredi, on a profité. Il faisait moche, mais on a profité. On a même regardé Chicken Run vendredi soir, pour revenir en enfance un peu.
Puis, le film terminé, on zappe. La chaine après celle qui diffusait Chicken Run, c’était Sky News. Au départ, on n’a pas bien compris, on était gentiment en train de se moquer de Chicken Run. Puis, on a prêté un peu plus attention à ce qui se disait, et notre bonne humeur a vite fait pshit.

Je ne comprend pas comment on peut faire ça, ces gens n’ont rien demandé. Et des centaines de vies ont été détruite. J’ai la chance de ne connaître personne sur Paris. Ou presque, des connaissances du lycée/école de ciné, c’est tout. Mais en regardant les infos, j’avais juste envie de pleurer. Parce que ce qu’il s’est passé est juste horrible.

Charlie Hebdo semble si proche encore. Et puis, il ne va pas se passer une semaine qu’on va recommencer à se tirer dans les pattes, à être hypocrite dans les réseaux sociaux. Moi la première, je veux oublier. Dès lundi, je vais poster mon fameux article sur Noël, comme si de rien n’était, et tenter d’oublier. Evidemment, je ne vais pas oublier, pas de si vite, alors que les frontières sont fermées (enfin, pas tant que ça, finalement) et que à l’heure actuelle, je ne sais pas quand je pourrais voir mes parents, en dehors de Skype. Et la première chose que j’ai fais en voyant ce qu’il se passait, c’est d’envoyer un message à mon frère et ma sœur pour leur demander de ne jamais habiter Paris. Chose que je n’aurais jamais du leur demander, justement. Je veux qu’ils puissent la vie qu’ils ont envie de vivre, sans avoir à s’inquiéter.

Je n’en peux plus des horreurs du monde, je voudrais bien pouvoir vivre dans ma coquille et simplement être heureuse. Je vais continuer à faire ce que j’avais entrepris il y a quelques semaines (je vais sûrement en reparler), ma petite poursuite personnel du bonheur, mais la peur ne sera jamais très loin. La vie doit continuer, faire un pied de nez contre ceux qui se servent de la religion de certains de mes amis pour faire du mal. J’espère que mes amis ne seront pas victimes de ces amalgames, encore une fois. Mais je crois que c’est beaucoup demander au genre humain.

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Je voulais parler de Noël. Maintenant, j’ai peur.

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Un commentaire contre un peu de soleil Irlandais ?

0 commentaires sur “Je voulais vous parler de Noël….

  • lexytby

    J’ai eu envie d’aimer l’article, puis non. Je préfère te dire à travers ce message: merci. Car tu as réussi à mettre les mots juste sur mon silence.
    Notre sourire sera la réponse à cette horreur.

  • Catherine

    Je ne commente jamais sur ton blog ou sur un autre d’ailleurs, je préfère nos petits moment sur Skype où par mail, car ces instants n’appartiennent qu’à nous, mais le besoin de partager cette douleur et cette peur est plus forte, ce besoin de mettre des mots sur cette horreur, je ne vous ais pas mis au monde toi, ta sœur et ton frère pour que vous viviez cela, mais malheureusement il faut savoir que cela existe, et que personne n’est à l’abri aujourd’hui de vivre un tel drame, et c’est dans des moments comme cela que tu manques encore plus, j’aimerais tant que tous ce passe bien pour vous trois, que vous puissiez vivre dans un monde sans violence ni barbarie.Mais je suis fier de vous et de ce que vous êtes aujourd’hui, des adultes ou presque, bien dans leurs vies, malgré les difficultés de trouver sa place dans ce monde qui me donne l’impression parfois qu’il perd la tête, quoi qu’il en soit demain je serais sur le parvis de la mairie de notre petite ville, pour faire voir que ces gens là même si ils me font peur, ils ne me feront pas plier le genou, car la vie prône malgré tout, car je suis une Maman et que j’ai l’espoir que mes enfants pourront vivre dans un monde où le chacun pour soi n’as pas de place et que ce n’est pas dans la haine et dans la peur de l’autre que l’on peut construire une vie meilleur.
    Même si tu est loin de moi, je te sens heureuse et c’est cela le plus important, je t’embrasse très très fort.

  • Catherine

    je ne laisse pas de commentaire que se soit sur ton blog ou sur un autre, bien que j’aimes beaucoup certains d’entre eux, mais là tu est loin de moi et ces derniers événements me font plus cruellement sentir ton absence, mais en attendant je suis une Maman et ces derniers événements dramatiques me touche d’autant plus que parmi les victimes il y les enfants de quelqu’un, que je ne connais pas bien sûr, mais je peux ressentir la détresse et la douleur de la perte d’un être cher, je ne vous ais pas mis au monde toi, ta sœur et ton frère pour vivre des moments comme cela , aujourd’hui je suis triste et je suis heureuse quelque part que vous soyez là comme vous êtes, vous êtes des adultes ou presque, bien dans votre vie, je l’espère ! et quand je vous voit je suis fière de vous même si ce n’est pas toujours facile de le dire, je suis fière de votre façon de réagir à l’horreur de ces événements, je suis fière de votre parcours professionnelle ou amoureux même si cela n’as pas était toujours facile où que je n’ai pas étais toujours d’accord, où que je n’ai pas toujours trouvé les mots pour le dire, je ne vais pas dire que j’ai la foi cela serait mentir, mais j’ai foi en vous mes enfants pour avenir meilleur, et je serais là à vos cotés pour vous soutenir et c’est pour cela que demain je serais sur l’esplanade de la mairie de notre petite ville pour être avec ceux qui souffrent et pour dire non cette barbarie et à cette horreur sans nom.
    Je t’aime et je pense très fort à toi (j’aurais tellement aimé que votre génération ne connaisse pas de telles horreurs)